
Lettre ouverte à dieu
- Laurent Adamowicz

- 12 avr. 2024
- 2 min de lecture
Je t'en ai tant voulu,
longtemps, j'ai erré dans le silence et je sais que je t'en veux toujours.
J'ai tant de "pourquoi" dans la tête, pourquoi le monde, pourquoi l'amour, les bombes, la guerre, pourquoi est-ce que vivre est si difficile...
Pourquoi aïs-je l'impression que c'est tout mon être qui ait emprisonné dans ce monde sans foi ni loi,
Pourquoi mourir, pourquoi vivre?
Est-ce que tout ça faisait partie de ton plan ou est-ce juste nous ; insouciant humain, qui faisons n'importe quoi ?
J'aimerais tellement obtenir une réponse à toutes mes questions...
Je me souviens que petit,
Je me rendais dans les églises,
On allumait une bougie,
Nous venions te rendre hommage,
Nous venions prier,
Nous espérions,
Longtemps, je t'ai appelé, supplier, je t'ai appelé au secours... Où étais-tu tout ce temps ? Que faisais-tu ? Pourquoi n'as tu jamais été là quand j'en avais le plus besoin...
Est-ce que vivre dois impérativement ressembler à souffrir ?
Je ne comprends vraiment pas...
J'ai fini par croire que dieu n'est qu'une invention des hommes pour apaiser l'angoisse de certains...
Et étant enfant, ni toi, ni personne réussissais a calmer mes angoisses, mes peines, ma douleur et regarde aujourd'hui...
Aujourd'hui, j'ai 40ans, loin d'être l'enfant que j'étais... Mais mon enfance, dois-je appeler ça une enfance !
Mon enfance m'a été volée.
Il ne me reste que de vague souvenir très flous... Toujours été trimballer a gauche et à droite sans jamais chercher ce qu'il a avait dans mon cœur.
Je n'ai jamais eu de bel anniversaire, de Noël, de Pâques,...
Mais qui s'en souciait!
Personne.
Nous étions juste abandonné,
Livré à nous même.
Les seules personnes sur qui j'ai toujours pu compté sont mes deux frères...
Nous ne nous sommes jamais lâchés, et pour ça, je les remercies car mon heure aurait déjà pu sonné lorsque j'étais adolescent...
C'est triste de se dire qu'à l'âge d'à peine 12 ans on veut mettre un terme à cette souffrance... Comme tout enfant, je ne demandais pas grand-chose, juste un peu d'amour, mais il n'y avait personne.


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