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L'hôpital psychiatrique

  • Photo du rédacteur: Laurent Adamowicz
    Laurent Adamowicz
  • 11 mai 2024
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 mai 2024

Lettre ouverte


La clairière Bertrix

Pavillion 6


Entre l'ombre et la lumière

Ne pas savoir vers où aller

En moi gronde une guerre interminable

Qu'il me faut calmer

Sentiments ambivalents

Côté pile ou côté face

Passer du noir au blanc

Se perdre dans l'espace

Décider de tourner à droite

Reculer et bifurquer à gauche

Manœuvre bien maladroite

Un sombre avenir en approche

Voir venir vers moi la clarté

Regarder un point de lueur

Vite effacée par l'obscurité

Mon cerveaux est dans la douleur

Sensation de vivre en apnée

De ma vie ne plus être maître

Être envahis de noires pensées

Oublier d'exister, alors se soumettre

La perte totale du contrôle

Burn-out le mal de la société

L'humain perd notion de son rôle

Parmi le mensonge, besoin de vérité

Je suis hors de contrôle,

Devant moi se tiennent deux ambulanciers,

Qui veulent à tout pris m'emmener la, là ou je ne veux pas.

La chez les fous,

Mais je ne suis pas fou

Moi cet homme de 40ans,

Désemparé, fatigué, épuisé,

Et tellement à bout de supporter

les coups de la vie.

Je ne veux pas y aller,

Ils veulent tous m'enfermer dans cet endroit lugubre

La ou la vie devient de plus en plus puérile...

Cet endroit où les gens de l'extérieur vous pointe du doigts.

Ça y est, j'y suis,

nous sommes arrivée me dit-on

voici ma nouvelle demeure,

chambre 604

Médicament à heure bien précise,

Prise des paramètres,

Minimum d'activité obligatoire,

Tout est contrôlé

Je me laisse aller,

Je me laisse traîné,

Amorti et docile dans cet univers qui sera mon domicile un court instant.

Mon tempérament, d'auto-destructeur,

Colérique et égoïstes

Sont devenus insupportable dans ce monde typique,

mais surtout pour ma famille

Mes sauts d'humeur font trop peur et trop de ravages

A trois reprises j'ai tenté de mettre fin à mes jours.

J'ai peut-être raté mais ça n'a jamais été des appels aux secours.

Je voulais juste mourir la ou je vie.

La ou j'ai vécu,

entouré de mes proches.

C'est si salement égoïste

Mais aucune de mes pensée avait la raison.

Dans ce hôpital,

Je me sens perdu, à l'étroit,

Je me sens tant oppressé,

Je déambule dans les couloirs,

La tête rempli de pourquoi

Mon être rempli de honte

Je regarde, j'analyse, mais je ne vois que des personnes tout à fais "normal"

Juste des personnes comme moi,

Des personnes détruite par la vie,

On se régardes,

on se parles, on s'écoute,

Et sans même se dire un mot

On peu se comprendre,

On se comprend juste par un regard


Il y a des jours où j'aimerai tellement hurler,

jusqu'à m'en brisé la voix

J'aimerais tant crier et pleurer,

Faire sortir cette colère, cette rage,

Faire sortir tout ce que j'ai sur le cœur

Mais je n'y arrive pas, alors j'écris

J'écris jour après jour,

J'essaie de me contrôler, faire le point

J'essaie de rester moi-même et surtout ne plus craquer

J'essaie de comprendre tous ses pourquois, j'essaie de comprendre leurs choix. Mais leurs choix est relativement simple... Ça s'appel l'amour.

Une fois de plus,

je n'aurais pas réfléchi,

j'ai foncé tête baisser sur cette lame

Je souhaitait tant mourir.

A l'heure d'aujourd'hui, ne me poser pas la question, car je serai incapable d'y répondre...

En cette fin d'hospitalisation,

Mon psychiatre m'a posé cette question : "Alors Monsieur Adamowicz, vous êtes prêt à sortir" honnêtement et devant la présence de mes frères j'ai répondu Non, non car je me sens toujours en danger avec moi-même...

Il ne suffirait d'une toute petite étincelles pour me faire exploser...

Je suis une véritable bombe.

La vie ne m'a jamais fait de cadeau,

Je suis fatigué de devoir sans cesse me battre, encore et encore, j'ai l'impression que c'est interminable, que ce ne sont que des batailles perdues d'avance.

Mais Grâce à ....... eux,

je peu compter sur une poignée de personnes,

des personnes qui me tirent vers le haut ; ma femme, mes enfants et mes frères... Jamais je n'oublierai ce qu'ils ont fait pour moi...


- lors de cette hospitalisation,

Elena, ma femme, m'en aura fait voir,

Oui mais je me trompais...

Elle a une fois tenté de m'embrasser mais je l'ai repoussé,

repoussé à contre cœur,

car bien sûr j'en avais envie,

mais je suis j'étais totalement paumé,

jamais je n'ai souhaité lui faire de mal...

Avant de l'embrasser,

je voulais être sûr,

sûr de pouvoir me relever,

relever ma famille.

C'est dingue comme j'aime cette femme.

Alors pourquoi il y a parfois cette force d'aimant qui nous repousse...

Je comprend pas !

J'ai beau chercher,

je ne sais pas,

je bloque.


C'est cette femme, mes deux enfants et mes frères qui me tiennent debout, sans eux je n'aurai pas de raison d'être...

Cette femme, se tue à la tâche malgré c'est problème de santé, travail comme une acharnée, est au petit soin pour prendre soin de moi. J'espère un jour lui renvoyé la pareil !

Mais par se petit texte, je tiens à leurs dire et à lui dire merci de m'avoir sauvé la vie....








 
 
 

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